La mine enjouée et la parole facile. Hatem Ben Arfa s'est arrêté à tous les micros tendus dans le chapiteau installé sur le parvis de Gerland et où se tient la zone mixte pour la presse. «Je suis content, c'est vraiment un bon point. On n'a pas subi, c'est mérité» confiait-il quelques minutes après le match nul de son équipe chez le champion de France.
Gerland, il y a quelques mois, c'était encore chez lui mais l'accueil réservé par le public rhodanien n'avait pas grand-chose de familial dimanche soir. Conspué à chacune de ses prises de balle, il n'a pas vraiment été épargné dans son ancien jardin. «Je m'y attendais, a-t-il répondu à ce propos, quand j'étais à Lyon, j'étais sifflé lorsque je venais à Marseille. Maintenant, c'est l'inverse. C'est logique de leur part et cela montre peut-être aussi qu'ils ont été touchés. C'est peut-être également à cause de mes déclarations qui ont été envenimées par la presse.»
Et l'Olympien d'ajouter : «Je suis sur le terrain pour faire le maximum afin d'aider mon équipe. Le reste, je n'y fais pas attention. C'est pire à l'étranger. Il faut s'y habituer, c'est comme ça dans le foot.»
Malmené par les tribunes adverses, le milieu offensif fut aussi l'objet d'une attention toute particulière de la part de ses ex-coéquipiers, à l'image du Brésilien Cris. «Sans mauvaises intentions. J'ai reçu des coups mais c'est normal. Contre Lyon, un attaquant n'est jamais épargné» souligne Ben Arfa. La conséquence aussi d'une grosse activité d'un joueur placé cette fois en deuxième attaquant aux côtés de Baky Koné. Placé à gauche, il a souvent décroché et toucha énormément le ballon. Sans trouver la clé toutefois mais les intentions étaient réelles.
Au final, le joueur estime que «tout s'est bien passé» pour son premier retour à Gerland même si le spectacle n'a pas vraiment été au rendez-vous. «C'est souvent comme ça dans ces matches. Je me doutais que ce serait assez serré avec une bataille du milieu. Il aurait fallu compter sur un coup de pied arrêté ou un contre...» Ce n'est pas venu mais c'est la satisfaction qui l'emporte.




